GONGORA Ruiz & Pavon
Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Gongoreae
Sous-tribu des Stanhopeinae
Étymologie : nom donné en l’honneur de Don Antonio Caballero y Gongora Vice-roi de la Nouvelle Grenade.
Historique : le genre
Gongora a été décrit par H.Ruiz et J. Pavon en 1794 dans le
Prodromus Florae Peruvianae et Chilensis.
Espèce type :
Gongora quinquenervis Ruiz & Pavon
Gongora
galeata
Caractéristiques : les
Gongora sont des plantes épiphytes américaines, voisines des
Coryanthes, à pseudobulbes ovoïdes, cannelés, terminés par des feuilles un peu coriaces, nervées et plissées, donnant naissance à de longs racèmes radicaux
retombants.
Le plus spectaculaire est incontestablement la structure des fleurs.
Les sépales latéraux réfléchis sur eux-mêmes enserrent l’ovaire. Le sépale dorsal est plus petit, il engaine l’ovaire et se trouve projeté en avant.
Les deux pétales latéraux sont atrophiés, ils sont très petits et réduits le plus souvent en une simple lanière.
Le labelle est la pièce florale la plus complexe et la plus remarquable, il est soudé au gynostème et se compose de deux parties : l’hypochile et l’épichile. Le labelle est toujours volumineux et
affecte des formes si variées qu’il n’est guère possible d’en donner la description ; il est toujours terminé par deux ou trois appendices ou cirres qui lui donnent l’aspect d’une griffe.
La cavité stigmatique est située juste derrière les pollinies, elle est extrêmement petite et il n’est guère facile d’y glisser une pollinie. Les fleurs ont de plus un parfum subtil.
Distribution géographique : 25 espèces sont connues et localisées en Amérique tropicale : au Brésil, au Mexique, au Pérou.
Distribution des Gongora galeata
Culture : originaires des contrées tropicales, les
Gongora sont des espèces qui aiment la chaleur, mais
elles s’accommodent fort bien de températures moyennes (20°C le jour et 15°C la nuit). En hiver la température ne peut être inférieure à 15°C.
Les
Gongora aiment la lumière claire, mais pas le plein soleil qui pourrait brûler les feuilles.
Comme pour la plupart des orchidées, la couleur des feuilles est un bon indicateur de la qualité de l’éclairage : une coloration vert clair correspond à un éclairage correct, un vert plus foncé
indique un éclairage insuffisant, une couleur jaune-vert est due à une forte lumière.
Les pseudobulbes arrivent à maturité vers la mi-juin et les plantes ont alors besoin d’un peu plus de lumière. Les Gongora ont besoin d’humidité. Un apport d’engrais équilibré tous les 15 jours
est nécessaire. Les jeunes hampes florales et les jeunes pousses sont très sensibles à tout excès d’eau.
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