DENDROBIUM Sw.
Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des dendrobieae
Sous-tribu des dendrobiinae
Étymologie : le nom
Dendrobium est formé des deux mots grecs
dendros et
bios, qui signifient respectivement arbre et vie, en allusion aux espèces de ce genre qui sont épiphytes, c’est-à-dire qui vivent sur d’autres plantes et
spécialement sur les arbres. Il a exactement le même sens que
Epidendrum.
Historique : le genre
Dendrobium a été décrit par le botaniste suédois Olof SWARTZ en 1799, dans les Mémoires de
l’Académie des Sciences de Stockholm :
Nova Acta Regiae Societatis Scientiarum Upsaliensi (p 82).
Espèce type :
Dendrobium monoliforme (L.) Sw.
Dendrobium
monoliforme
Caractéristiques : le genre
Dendrobium est un vaste groupe d’orchidées épiphytes. Les
Dendrobium ont des aspects variés, munis de tiges bulbeuses ou pseudo-bulbeuses, les
Dendrobium donnent des fleurs que l’on
peut classer au rang des plus belles, tant à cause de leur variété et de l’éclat du coloris, que par leur forme et leur abondance.
Les fleurs sont tantôt solitaires ou géminées, tantôt en grappes d’autant plus longues et fournies que les fleurs en sont moins grandes.
Les divisions du périanthe affectent à peu près la même forme et la même grandeur, cependant le sépale supérieur est presque toujours plus étroit que les autres pièces, et le labelle entier, plus
ou moins trilobé se montre sous la forme d’un cornet plus ou moins enroulé et dilaté.
Les sépales sont dressés ou étalés, le sépale postérieur est libre. Les sépales latéraux sont soudés avec le pied de la colonne et forment un menton plus ou moins proéminent.
Les pétales ont la même forme que le sépale postérieur.
La colonne semi-cylindrique est prolongée en pied à la base.
L’anthère est biloculaire, elle contient quatre pollinies cireuses, ovoïdes ou oblongues, comprimées latéralement, libres et inappendiculées.
Distribution géographique : le genre
Dendrobium comprend plus de 900 espèces, qui croissent principalement dans le
sud-est de l’Asie, la Malaisie, l’Australie, le Japon, les Philippines, la Nouvelle Guinée, l’Australie, la nouvelle Zéelande et toutes les petites îles occidentales du Pacifique.
Culture : il est vraiment étonnant, pour l’horticulteur, que dans une famille si nombreuse et dont les sujets sont disséminés sur une aire aussi vaste,
embrassant presque le quart du globe terrestre, il s’en trouve si peu de tempéraments différents. Si l’on tient compte du repos bien accusé qu’exigent les espèces à feuillage caduc, repos qui ne
peut s’obtenir que par la sécheresse de l’air et des matériaux de plantation, concordant avec un abaissement de température, tous, au moment de la végétation, exigent à si peu de chose près une
chaleur et une humidité si identiques, qu’ils peuvent être soumis aux mêmes soins.
Les
Dendrobium sont essentiellement épiphytes, la culture en paniers ou pots suspendus est la seule conforme à leur manière de vivre.
À bien peu d’exceptions, ce sont des plantes robustes qui forment chaque année de nombreuses tiges et prennent en peu de temps d’énormes proportions ; on serait forcé de les rempoter trop
souvent. Les rempotages ne doivent se pratiquer qu’au moment de la reprise de la végétation, indiquée par la sortie des spongioles aux bouts des racines. Le compost sera formé principalement
d’écorces de pin, pour former un ensemble très aéré et peu compact.
Pendant la végétation qui commence dès le mois de mars pour plusieurs et en avril pour tous les autres, il leur faut presque autant de chaleur et de moiteur atmosphérique qu’aux Aerides.
Les
Dendrobium sont de gros consommateurs d’engrais, ils seront fertilisés tous les quinze jours pendant la période de croissance..
Quand arrive septembre, on remarque chez les espèces à feuilles caduques, une altération dans le feuillage qui en annonce la chute : à ceux-ci, on commence à réduire les arrosages et à les
soumettre à un régime d’aération nécessaire pour achever la maturité des nouvelles pousses et les disposer à fleurir.
En décembre, on verra sortir des articulations des tiges nouvellement dépouillées et même chez quelques espèces, encore garnies de leurs feuilles, de petites tumeurs qui sont les rudiments des
boutons à fleurs, dont le développement se poursuivra rapidement, malgré le peu de chaleur et d’humidité du local.
Les espèces à feuillage persistant fleurissent au printemps et ne forment leurs boutons qu’en se mettant en végétation. Pendant le repos, elles exigent un peu moins de sécheresse que les
précédentes. Mais pendant la floraison, on devra également les soustraire à la forte chaleur du jour et aux condensations de la nuit, nous ne dirons pas pour la faire durer longtemps, car
généralement elles n’ont que des fleurs éphémères, mais du moins pour en prolonger de quelques jours la fraîcheur.
À l’automne, une aération convenable leur est également indispensable pour achever la maturité des bulbes.
On divise généralement les
Dendrobium en 6 groupes horticoles.
1- Les
Dendrobium à feuilles caduques comme le
Dendrobium nobile aiment une température chaude en été, froide en
hiver. Les arrosages sont diminués pendant le repos hivernal.
2- Les
Dendrobium à feuilles caduques ou coriaces et persistantes, comme le
Dendrobium superbum, aiment une
température chaude toute l’année. Les arrosages sont diminués pendant le repos hivernal.
3- Les
Dendrobium à feuilles persistantes, comme le
Dendrobium densiflorum, température chaude en été, froide en
hiver. Les arrosages sont diminués en hiver, mais il n’y a pas de repos végétatif.
4- Les
Dendrobium à feuilles persistantes, comme le
Dendrobium bellatulum, apprécient une courte suspension des
arrosages au début de l’automne ainsi qu’une température fraîche toute l’année.
5- Les
Dendrobium à feuilles persistantes, comme le
Dendrobium antilope et de nombreux hybrides, ne connaissent
pas de période de repos et apprécient une température tempérée toute l’année.
6- Les
Dendrobium à feuilles persistantes, comme le
Dendrobium phalaenopsis, aiment une restriction d’arrosage en
2 temps ainsi qu’une température chaude toute l’année.
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