COELOGYNE Lindl.
Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Coelogyeae
Sous-tribu des Coelogyninae
Étymologie : ce nom est formé des deux mots grecs :
koilos, qui signifie creux et
gyne, qui signifie ici organe femelle ou le pistil, allusion à la profonde dépression du stigmate dans la plupart des espèces de ce genre.
Historique : le genre
Coelogyne a été fondé par John LINDLEY, qui le décrivit dans son ouvrage
Collectanea Botanica publié de 1821 à 1825
Espèces types : plusieurs espèces ont été mentionnées par Lindley
Coelogyne
fimbriata
Caractéristiques : les
Coelogyne sont des orchidées épiphytes à pseudobulbes ordinairement surmontés de deux
feuilles, qui sont coriaces, nervées et persistantes. Elles croissent dans les détritus accumulés sur les branches des arbres ou dans les creux des rochers, dans les forêts sombres et
humides.
Les feuilles terminales sont coriaces, souvent nervées, d’autres fois cossés et plissées. Les racèmes radicaux sortent des squames cornées qui enveloppent les jeunes pousses en formation ou après
leur complet développement ; quelquefois les racèmes sont terminaux et s’élèvent d’entre les feuilles (
Coelogyne elata). Ils forment une grappe lâche de
fleurs très belles chez quelques espèces.
Les hampes florales sont multiflores, elles débutent tantôt à la base des pseudobulbes, tantôt à leur sommet et entre les feuilles.
Les fleurs sont grandes, en grappes lâches, à bractées souvent caduques. Les fleurs, d’une teinte plus ou moins blanche ou soufrée, ont les divisions presque conformes, étalées, projetées en
avant. Le labelle est cucullé, trilobé ou indivis et pétaloïdal, il est strié de couleurs plus ou moins vives.
Les sépales sont presque égaux, dressés ou étalés, libres ou légèrement soudés entre eux.
Les pétales sont semblables au sépale postérieur ou parfois très étroits.
Le labelle est sessile à la base de la colonne, dressé, non creusé en sac à la base, distinctement trilobé, à disque généralement muni de plusieurs crêtes saillantes.
La colonne est dressée, allongée, sans pied, munie de deux ailes au sommet.
Le clinandre est oblique, dilaté en une membrane mince, entière ou denticulée.
L’anthère est biloculaire, inclinée en avant, elle est formée par quatre pollinies cireuses, comprimées, réunies deux à deux au sommet par une viscosité granuleuse.
La plupart des
Coelogyne sont parfumés.
Distribution géographique : environ 100 espèces de
Coelogyne croissent en Inde, dans l’Archipel Malais, en
Indonésie, en Chine et dans les îles du Pacifique
Elles abondent particulièrement sur les pentes méridionales de l’Himalaya, entre 1.000 et 2.000 mètres d’altitude, mais quelques-unes s’élèvent même jusqu’à 3.000 mètres.
Distribution du Coelogyne fimbriata
Culture : les
Coelogyne se rencontrent à des altitudes très différentes, réclament forcément des moyennes de
température concordant avec ces diverses stations. Plantes épiphytes, les
Coelogyne ne prospèrent que dans un compost très aéré et perméable.
On les plante en pot ou en panier très large, parce que leur rhizome rampant acquiert en peu d’années un grand développement. Toutes demandent pendant la végétation une forte dose de chaleur et
d’humidité qu’on réduira progressivement à l’automne pour amener le repos. Pendant l’hiver, on s’arrangera pour maintenir aux racines une légère moiteur.
Culture du Coelogyne fimbriata
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