CATTLEYA Lindl.
Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Epidendreae
Sous-tribu des Laeliinae
Étymologie : nom donné en l’honneur de William Cattley orchidophile anglais qui réussit pour la première fois à cultiver ces orchidées épiphytes en
Angleterre
Historique : le genre a été décrit en 1820 par John LINDLEY dans
Collectanea Botanica
Espèce type :
Cattleya labiata Lindl.
Cattleya
guttata
Caractéristiques : admirables végétaux, aussi bien que les Lælia, dont ils ne diffèrent que par des caractères insignifiants. Les
Cattleya peuvent
être regardés comme les plus beaux représentants de la famille des orchidées. Ces plantes sont toutes si belles, de coloris si variés et si recherchés des orchidophiles que de nombreux hybrides
ont été créés.
Les
Cattleya sont des plantes épiphytes munies de pseudobulbes plus ou moins longs, gros, ronds ou aplatis, charnus, sillonnés, terminés par 1, 2 ou 3
feuilles, épaisses, fermes, coriaces. C’est de ce point que naît l’inflorescence, sorte de grappe pédonculée, plus ou moins longue et garnie de fleurs, variant chez les espèces d’une fleur unique
à 25-30 et quelquefois davantage, sortant presque toujours d’une sorte de fourreau nommé spathe.
Les fleurs, grandes ou très grandes, brièvement pédicellées, d’un coloris des plus riches, présentent des divisions amplement développées, du centre desquelles se détache un labelle énorme, en
forme d’entonnoir plus ou moins évasé et paré de couleurs presque toujours différentes de celles des autres pièces du périgone.
Les sépales sont libres, presque égaux, étalés ou rarement connivents.
Les pétales sont presque toujours plus larges que les sépales.
Le labelle est libre, dressé, à lobes latéraux larges et généralement enroulés pour former un tube dans lequel se trouve enfermée la colonne ; lobe médian étalé, polymorphe.
La colonne est assez allongée, demi-cylindrique, dépourvue d’ailes et souvent incurvée.
Les quatre pollinies sont cireuses, larges, très comprimées, disposées en une seule rangée et parallèles entre elles, elles sont munies d’un appendice granuleux et visqueux.
Distribution géographique : ce genre comporte 50 espèces, qui sont dispersées dans l’Amérique tropicale, depuis le sud du Brésil jusqu’au Mexique.
« Le genre
Cattleya, quoique, un des plus homogènes de la famille des orchidées, présente cependant cinq types nettement tranchés, autour desquels
viennent se grouper des espèces ou variétés plus ou moins nombreuses, dont la similitude de caractères indique une parenté très rapprochée.
Les
Cattleya labiata et
forbesii forment les deux groupes les plus importants. Le premier par l’ampleur et la
richesse du coloris des fleurs, dont le labelle énorme, faiblement trilobé, se développe en un vaste cornet, au contour ondulé crispé. Le second, par la masse imposante de leur nombre, avec un
labelle court, profondément trilobé, dont les lobes basilaires roulés enveloppent le gynostème, le lobe médian détaché et flabelliforme.
Le
Cattleya aclandiæ, type d’une petite famille, remarquable par sa taille naine et par son labelle aplati et panduriforme.
Le quatrième est représenté par le
Cattleya citrina.
Enfin le cinquième, par la belle race du
Choco,
Cattleya chocoensis, importée par Wallis dans l’établissement
Linden, liée au type
labiata, mais bien distincte par la forme campanulée des fleurs et l’ampleur des segments. »
(extrait du Traité théorique et pratique sur la culture des Orchidées par François Du Buysson — 1875)
Culture : la majorité des
Cattleya habitent dans la zone tempérée les bords des forêts et des clairières, vivant
en épiphytes, fixés au tronc des arbres, aux enfourchures des branches. Là, abrités des rayons brûlants du soleil et de l’action directe des pluies par des feuillages protecteurs et sous l’effet
de la chaleur et de l’humidité atmosphérique, ils croissent et leurs gigantesques et nombreuses fleurs s’épanouissent.
D’autres, au contraire, exposés à toute l’ardeur du soleil des tropiques, supportent les alternatives d’une sécheresse excessive et d’un déluge de pluies.
À peu d’exceptions, les
Cattleya recherchent la lumière (environ 20000 lux)
Leur culture dans nos serres ne présente aucune difficulté. Mais, sont indispensables : l’expérience et une observation attentive pour allouer aux diverses phases de leur existence les doses
justes de chaleur et d’humidité qu’elles réclament. Il leur faut de l’eau pendant la végétation, mais juste la quantité nécessaire ; trop les fait pourrir, pas assez les paralyse ; c’est là que
gît tout le secret de leur culture.
Les
Cattleya sont de vrais épiphytes, munis de grosses racines, longues et charnues, qui veulent l’espace devant elles et aiment à pendre dans le vide. La
culture en pots est donc peu judicieuse ; leurs racines s’y trouvent gênées et exigent des précautions et des soins continuels, pour les préserver d’un excès d’humidité difficile à régler, quelle
que soit l’épaisseur du drainage.
Le rempotage se pratique en février mars, au moment de la reprise de la végétation.
Ces plantes font partie de celles dont le travail est incessant ; pendant l’hiver, quoique tenues sèchement à la faible température (7 à 9 ° la nuit, 10 à 15° le jour), elles n’en discontinuent
pas moins de pousser, de fleurir ou de préparer leur floraison printanière et estivale.
Les
Cattleya fleurissent bien avec une température diurne de 18 à 24° et une température nocturne de l’ordre de 16°.
Ils forment leurs nouveaux bulbes toute l’année.
Dès le mois de mars, par l’effet du soleil, la végétation reprend son cours. On la favorisera par une dose plus forte d’humidité atmosphérique, jointe à une élévation de chaleur diurne de 3 ou 4°
en plus, pour aller crescendo et de pair jusqu’en été.
Dans le traitement des
Cattleya, les bassinages ne doivent venir que comme auxiliaires de l’humidité atmosphérique ; il est indispensable que leurs
longues racines, qui pendent dans le vide ou courent sur la surface des supports, trouvent dans l’air ambiant la moiteur qu’elles réclament. Lorsque les températures estivales sont plus élevées,
il faut augmenter l’humidité et la ventilation. L’apport d’engrais équilibré se fait toute l’année.
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