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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /2006 17:34
COCHLIODA  Lindl.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Oncidieae

Étymologie : nom Cochlioda est tiré du mot grec kochlioides, qui signifie spirale. Nom donné par allusion à la forme du callus qui prolonge la base du labelle.
Historique : ce genre a été décrit par John LINDLEY en 1853 dans Folia Orchidacea, REICHENBACH avait rattaché le Cochlioda densiflora trouvé au Pérou, aux Odontoglossum (1864), et plus tard (en 1872) à son genre Mesospinidium.
BENTHAM en 1883, a admis le genre Cochlioda, et a démontré qu’il fallait y adjoindre les Mesospinidium.

Espèce type : Cochlioda densiflora Lindl.

Cochlioda rosea


Caractéristiques : les Cochlioda sont des plantes épiphytes aux pseudobulbes surmontés d’une ou deux feuilles étroites et coriaces.
Les hampes florales sont simples ou peu rameuses.
Les fleurs, d’un beau rouge, sont pédicellées, disposées en grappes lâches, très peu nombreuses.
Les Cochlioda sont voisins des Trichopilia, mais s’en distinguent facilement par la membrane frangée qui entoure le clinandre, et une colonne arrondie munie à la hauteur du stigmate de deux oreillettes ou de deux dents.
Les sépales sont égaux, étalés, libres. Les sépales latéraux sont un peu collés à la base.
Les pétales sont presque semblables aux sépales.
Le labelle à l’onglet dressé enveloppe étroitement la colonne avec laquelle il est plus ou moins soudé. Le limbe du labelle est étalé, à lobes latéraux arrondis et souvent réfléchis.
Le lobe médian est étroit, entier ou émarginé, ne dépassant pas les sépales.
La colonne est dressée et souvent un peu incurvée, demi cylindrique, sans pied ou à base prolongée en pied très court.
Le clinandre est tronqué ou oblique, souvent membraneux et trilobé, parfois denticulé. L’anthère est imparfaitement biloculaire. Les deux pollinies sont ovoïdes ou subglobuleuses, elles sont reliées à un rétinacle assez grand par un pédicelle plan et assez court.

Distribution géographique : le genre Cochlioda comprend six espèces, toutes originaires des Andes du Pérou, de l’Equateur et de la Bolivie.

Distribution du Cochlioda rosea

Culture : les Cochlioda sont des orchidées des régions tempérées montagneuses.
Les températures nocturnes hivernales doivent être d’environ 7°C. La température diurne ne doit pas excéder 24°C.
La luminosité d’environ 15000 lux est nécessaire.
Un taux d’humidité d’environ 70 % et une bonne circulation d’air sont indispensables. Les Cochlioda ont besoin de bons arrosages et d’engrais pendant la période de croissance.

Cochlioda rosea

Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /2006 18:35

 CATASETUM  Kunth

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Gongoreae
Sous-tribu des Catasetiae

Étymologie : nom dérivé du mot grec kata qui veut dire en bas et du mot latin seta, qui signifie soie, allusion aux deux longues soies que porte la base de la colonne des fleurs mâles.
Historique : le genre est décrit en 1822, par le botaniste français L.C.RICHARD, dans le Synopsis Plantarum de C.S.KUNTH. En 1832, John LINDLEY décrit les deux genres Moachanthus et Myanthus, qui allaient être reconnus plus tard comme n’étant, le premier que la fleur femelle, et le second que la fleur mâle de certains Catasetum.

Espèce type : Catasetum macrocarpum Kunth

Catasetum mooreanum

Caractéristiques : ce genre, par le polymorphisme de ses fleurs, a longtemps induit en erreur les botanistes. Les fleurs sont dioïques, ou occasionnellement monoïques, très rarement hermaphrodites.
Les Catasetum sont des plantes terrestres ou épiphytes.
Les tiges,généralement courtes, portent plusieurs fleurs, se renflant bientôt en pseudobulbes ovoïdes ou fusiformes.
Les feuilles sont amples, plissées veinées.
Les fleurs sont en grappes dressées ou pendantes, elles naissent de la base des pseudobulbes.
Ces plantes robustes donnent régulièrement des fleurs, dont la forme étrange rachète leur peu d’éclat.
Le labelle est souvent tourné vers le haut chez les fleurs mâles et vers le bas chez les fleurs femelles.
Les fleurs mâles sont plus répandues dans les cultures et les collections.
Les sépales et les pétales sont libres, souvent presque égaux, minces ou très épais, étalés ou connivents en globe.
Le labelle est charnu, sessile à la base de la colonne. Sa forme est variable, très large ou étroite, très concave ou presque plan entier découpé ou longuement frangé.
La colonne est dressée, charnue, sans pied. Chez les fleurs mâles, elle est souvent allongée, prolongée en long bec, munie en avant de deux longues soies réfléchies.
Chez les fleurs femelles, la colonne est souvent très courte et plus épaisse, sans soies ni bec. L’anthère est en forme d’opercule, à une loge ou à deux loges imparfaites.
Les quatre pollinies sont cireuses à pédicelle comprimé, allongé et étroit. Le rétinacle est grand et épais. Chez les fleurs femelles, l’anthère est petite et les pollinies sont imparfaites.

Distribution géographique : on connaît une cinquantaine d’espèces de ce genre, répandues dans toute l’Amérique tropicale et dans l’ouest de l’Inde.



Culture : les Catasetum ont besoin d’un bon éclairage et d’une bonne ventilation. Le compost doit être bien drainé. Il leur faut beaucoup de chaleur et d’humidité pendant la période de croissance. Les arrosages doivent fortement être diminués après la maturation des pseudobulbes. L’apport d’engrais se fait essentiellement pendant la phase active de la végétation.

Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 15:32
CATTLEYA  Lindl.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Epidendreae
Sous-tribu des Laeliinae

Étymologie : nom donné en l’honneur de William Cattley orchidophile anglais qui réussit pour la première fois à cultiver ces orchidées épiphytes en Angleterre

Historique : le genre a été décrit en 1820 par John LINDLEY dans Collectanea Botanica

Espèce type : Cattleya labiata Lindl.

Cattleya guttata


Caractéristiques
: admirables végétaux, aussi bien que les Lælia, dont ils ne diffèrent que par des caractères insignifiants. Les Cattleya peuvent être regardés comme les plus beaux représentants de la famille des orchidées. Ces plantes sont toutes si belles, de coloris si variés et si recherchés des orchidophiles que de nombreux hybrides ont été créés.
Les Cattleya sont des plantes épiphytes munies de pseudobulbes plus ou moins longs, gros, ronds ou aplatis, charnus, sillonnés, terminés par 1, 2 ou 3 feuilles, épaisses, fermes, coriaces. C’est de ce point que naît l’inflorescence, sorte de grappe pédonculée, plus ou moins longue et garnie de fleurs, variant chez les espèces d’une fleur unique à 25-30 et quelquefois davantage, sortant presque toujours d’une sorte de fourreau nommé spathe.
Les fleurs, grandes ou très grandes, brièvement pédicellées, d’un coloris des plus riches, présentent des divisions amplement développées, du centre desquelles se détache un labelle énorme, en forme d’entonnoir plus ou moins évasé et paré de couleurs presque toujours différentes de celles des autres pièces du périgone.
Les sépales sont libres, presque égaux, étalés ou rarement connivents.
Les pétales sont presque toujours plus larges que les sépales.
Le labelle est libre, dressé, à lobes latéraux larges et généralement enroulés pour former un tube dans lequel se trouve enfermée la colonne ; lobe médian étalé, polymorphe.
La colonne est assez allongée, demi-cylindrique, dépourvue d’ailes et souvent incurvée.
Les quatre pollinies sont cireuses, larges, très comprimées, disposées en une seule rangée et parallèles entre elles, elles sont munies d’un appendice granuleux et visqueux.

Distribution géographique : ce genre comporte 50 espèces, qui sont dispersées dans l’Amérique tropicale, depuis le sud du Brésil jusqu’au Mexique.




« Le genre Cattleya, quoique, un des plus homogènes de la famille des orchidées, présente cependant cinq types nettement tranchés, autour desquels viennent se grouper des espèces ou variétés plus ou moins nombreuses, dont la similitude de caractères indique une parenté très rapprochée.
Les Cattleya labiata et forbesii forment les deux groupes les plus importants. Le premier par l’ampleur et la richesse du coloris des fleurs, dont le labelle énorme, faiblement trilobé, se développe en un vaste cornet, au contour ondulé crispé. Le second, par la masse imposante de leur nombre, avec un labelle court, profondément trilobé, dont les lobes basilaires roulés enveloppent le gynostème, le lobe médian détaché et flabelliforme.
Le Cattleya aclandiæ, type d’une petite famille, remarquable par sa taille naine et par son labelle aplati et panduriforme.
Le quatrième est représenté par le Cattleya citrina.
Enfin le cinquième, par la belle race du Choco, Cattleya chocoensis, importée par Wallis dans l’établissement Linden, liée au type labiata, mais bien distincte par la forme campanulée des fleurs et l’ampleur des segments. »
(extrait du Traité théorique et pratique sur la culture des Orchidées par François Du Buysson — 1875)

Culture : la majorité des Cattleya habitent dans la zone tempérée les bords des forêts et des clairières, vivant en épiphytes, fixés au tronc des arbres, aux enfourchures des branches. Là, abrités des rayons brûlants du soleil et de l’action directe des pluies par des feuillages protecteurs et sous l’effet de la chaleur et de l’humidité atmosphérique, ils croissent et leurs gigantesques et nombreuses fleurs s’épanouissent.
D’autres, au contraire, exposés à toute l’ardeur du soleil des tropiques, supportent les alternatives d’une sécheresse excessive et d’un déluge de pluies.
À peu d’exceptions, les Cattleya recherchent la lumière (environ 20000 lux)
Leur culture dans nos serres ne présente aucune difficulté. Mais, sont indispensables : l’expérience et une observation attentive pour allouer aux diverses phases de leur existence les doses justes de chaleur et d’humidité qu’elles réclament. Il leur faut de l’eau pendant la végétation, mais juste la quantité nécessaire ; trop les fait pourrir, pas assez les paralyse ; c’est là que gît tout le secret de leur culture.
Les Cattleya sont de vrais épiphytes, munis de grosses racines, longues et charnues, qui veulent l’espace devant elles et aiment à pendre dans le vide. La culture en pots est donc peu judicieuse ; leurs racines s’y trouvent gênées et exigent des précautions et des soins continuels, pour les préserver d’un excès d’humidité difficile à régler, quelle que soit l’épaisseur du drainage.
Le rempotage se pratique en février mars, au moment de la reprise de la végétation.
Ces plantes font partie de celles dont le travail est incessant ; pendant l’hiver, quoique tenues sèchement à la faible température (7 à 9 ° la nuit, 10 à 15° le jour), elles n’en discontinuent pas moins de pousser, de fleurir ou de préparer leur floraison printanière et estivale.
Les Cattleya fleurissent bien avec une température diurne de 18 à 24° et une température nocturne de l’ordre de 16°.
Ils forment leurs nouveaux bulbes toute l’année.
Dès le mois de mars, par l’effet du soleil, la végétation reprend son cours. On la favorisera par une dose plus forte d’humidité atmosphérique, jointe à une élévation de chaleur diurne de 3 ou 4° en plus, pour aller crescendo et de pair jusqu’en été.
Dans le traitement des Cattleya, les bassinages ne doivent venir que comme auxiliaires de l’humidité atmosphérique ; il est indispensable que leurs longues racines, qui pendent dans le vide ou courent sur la surface des supports, trouvent dans l’air ambiant la moiteur qu’elles réclament. Lorsque les températures estivales sont plus élevées, il faut augmenter l’humidité et la ventilation. L’apport d’engrais équilibré se fait toute l’année.





Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /2006 20:35
CALANTHE  R.Br.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Aretuseae
Sous-tribu des Bletiinae

Étymologie : ce nom est tiré des deux motsm : kalos qui signifie beau et anthe qui signifie fleur.

Historique : genre décrit par le botaniste Robert BROWN, dans le Botanical Register.

Espèce type : Limodorium veratrifolium Willd. {= Calanthe triplicata (Willem.) Ames}

Calanthe triplicata

Caractéristiques
: les Calanthe sont des plantes terrestres ou demi-terrestres. La tige feuillée est courte, à la fin renflée en pseudobulbe.
Les Calanthe sont remarquables par leurs grandes et larges feuilles plissées. Certaines espèces ont des feuilles persistantes, d’autres ont des feuilles caduques.
Les hampes florales prennent naissance sur le rhizome à la base des pseudobulbes ou des tiges feuillées. Les fleurs disposées en grappe lâche, sont de moyenne grandeur, à divisions blanches ou légèrement colorées, à labelle fond blanc, maculé de jaune, d’orangé, de violet ou de pourpre.
Les divisions presque égales entre elles, sont étalées, dressées d’un même côté, comme les lames d’un éventail, alors que le labelle se trouve isolé de l’autre côté. Ce dernier est lamelleux ou tuberculeux, entier ou trilobé et presque toujours muni d’un éperon à sa base.
Les bractées sont petites, ovales ou lancéolées.
Les sépales sont presque égaux, libres, plus ou moins étalés.
Les pétales sont semblables aux sépales parfois plus étroits.
Le labelle est presque toujours prolongé en éperon dont l’onglet forme un tube avec la colonne. La colonne est courte, dressée, sans pied.
L’anthère terminale est biloculaire. Il y a huit pollinies, quatre dans chaque loge.

Distribution géographique : on connaît environ cent cinquante espèces de Calanthe. On les trouve principalement en Asie tropicale et dans l’archipel malais .



Culture : les Calanthe sont des plantes terrestres.
Les Calanthe à pseudobulbes et à feuilles caduques se cultivent dans des pots proportionnels à leur taille contenant un compost riche bien drainé.
Les fleurs sortent des premières écailles feuillées de la base des tiges de l’année précédente. La floraison précède de peu de temps l’émission des nouvelles pousses et elle est l’indice de la reprise de la période d’activité. C’est à ce moment que l’on commence à donner au compost un peu plus d’humidité, celle-ci ne deviendra abondante qu’après la sortie des nouvelles pousses dont on devra favoriser le développement rapide par l’humidité et la chaleur de l’air ambiant, jusqu’à leur entier développement.
Pendant l’hiver, la température doit osciller entre 12 et 15°C.
Les espèces à feuilles persistantes n’ont pas de période de repos. Les pots contenant un compost riche et bien drainé, doivent également être adaptés à la taille de la plante. L’apport d’engrais se fait essentiellement pendant la phase active de la végétation.




Calanthe sylvatica


Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /2006 20:26
BULBOPHYLLUM  Thou.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Dendrobieae
Sous-tribu des Bulbophyllinae

Étymologie : Nom tiré des mots grecs bolbos, bulbe et phyllon, feuille, en référence aux feuilles qui naissent au sommet du pseudobulbe.
Historique : le genre a été décrit par le botaniste français Aubert DU PETIT-THOUARS en 1822 dans son Histoire particulière des Orchidées recueillies sur les îles australes d’Afrique.

Bulbophyllum lobbii

Espèce type : Bulbophyllum nutans Thou.

Caractéristiques : les Bulbophyllum sont des plantes épiphytes à pseudobulbes surmontés d’une ou deux feuilles.
Les hampes florifères naissant sur les côtés du pseudobulbe, elles sont simples, sans feuilles. Les fleurs sont soit petites et en grappe, soit grandes et solitaires.
Le genre Bulbophyllum est très voisin du genre Cirrhopetalum.
Les Cirrhopetalum ont les fleurs en ombelle ; le sépale dorsal est beaucoup plus petit que les latéraux.
Les sépales sont dressés ou étalés souvent presque égaux. Les sépales latéraux sont dilatés obliquement à la base et soudés au pied de la colonne formant un menton peu proéminent à partie supérieure étalée.
Les pétales sont souvent petits ou étroits, plus courts que les sépales.
Le labelle est articulé avec le pied de la colonne et replié vers celle-ci, à lobe terminal recourbé souvent bilamellé au milieu.
La colonne est courte, prolongée en pied assez long. Le clinandre est muni d’une dent postérieure et de deux dents plus ou moins allongées en avant.
L’anthère a deux loges. Les quatre pollinies sont réunies dans les loges.

Distribution géographique : on connaît plus de 1000 espèces de ce genre ; les Bulbophyllum sont répandus dans toutes les régions tropicales, principalement en Afrique, en Asie et en Malaisie, mais on trouve des espèces en Australie et en Amérique tropicale.


Distribution du
Bulbophyllum lobbii

Culture : vu la diversité des espèces, les méthodes de culture sont fort variables. Il est important de connaître la provenance de la plante pour estimer ses besoins en chaleur et en eau. Utilisez un engrais équilibré toute l’année.

 
Culture du Bulbophyllum lobbii


Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /2006 20:35
BRASSAVOLA  R. Br.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Epidendreae
Sous-tribu des Laeliinae

Étymologie : le nom du genre est dédié au botaniste vénitien Antonio Musa BRASSAVOLA

Historique
: le genre est décrit en 1813 par le botaniste anglais Robert BROWN, dans la seconde édition de l’Hortus Keuvensis, de William AITON. En 1862, REICHENBACH réunit le genre Brassavola aux Bletia, mais cette réunion n’a pas été confirmée par les autres botanistes.

Espèce typeBrassavola cucullata (L.) R.Br., anciennement  Epidendrum cucullatum (L.)

Brassavola flagellaris

Caractéristiques : les Brassavola sont des plantes épiphytes, à tiges peu épaissies, rameuses, ascendantes ou dressées, à gaines peu nombreuses, portant une ou deux feuilles charnues, presque cylindriques ou linéaires et épaisses.
Les fleurs sont grandes, terminales et peu nombreuses, à divisions à peu près égales. Le labelle très grand, en cornet, entier, entoure inférieurement le gynostème. Les fleurs sont généralement d’un blanc verdâtre, mais leur grandeur et leur configuration est étonnante, le parfum délicieux qu’elles exhalent, leur assignera toujours une place de choix dans les serres.
Le labelle a une forme particulière, l’onglet est long et étroit, à limbe brusquement dilaté qui distingue facilement le genre Brassavola des genres voisins à huit pollinies, tels que Laelia, Schomburgkia, Laeliopsis, etc..
Les sépales sont très étalés, libres, égaux, ordinairement longs et très étroits, quelquefois longuement acuminés.
Les pétales sont semblables aux sépales.
Le labelle est sessile, libre, dressé, à onglet long et étroit embrassant ou enveloppant la colonne. Le limbe du labelle est presque toujours rapidement dilaté, aigu ou acuminé, plan ou rarement concave à la base.
La colonne est dressée, souvent plus courte que l’onglet du labelle, plus ou moins biailée.
Le clinandre a trois lobes dressés et proéminents.
L’anthère se situe au lobe postérieur du clinandre, elle est en forme d’opercule, à deux loges divisées chacune en deux logettes par une cloison longitudinale.
Les huit pollinies sont largement ovales et comprimées latéralement, disposées en deux rangées superposées, les supérieures souvent plus petites.

Distribution géographique : on connaît quinze espèces de Brassavola, disséminées dans toute l’Amérique tropicale, depuis le Brésil, l’Argentine, le Guatemala, le Mexique et aux Antilles.

Brassavola flagellaris

Culture : les arrosages seront abondants pendant la période de croissance et fortement diminués après la maturation des pseudobulbes. La température hivernale ne peut être inférieure à 15°C. Les engrais équilibrés sont donnés toute l’année.

Brassavola flagellaris


Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Mardi 2 mai 2006 2 02 /05 /2006 11:00
BIFRENARIA  Lindl.

Sous-famille des Epidendroidea
Tribu des Maxillarieae 
Sous-tribu des Zygopetalinae

Étymologie : nom formé des deux mots latins bis, deux et frenum, frein : allusion à ce que, chez les Bifrenaria, les pollinies sont reliées au rétinacle par un double pédicelle.

Historique : ce genre fut décrit par John LINDLEY en 1833 dans Genera and Species Orchidaceous Plants (p. 152).
Certaines espèces du genre ont été considérées à tort comme un Maxillaria par Conrad LODDIGES (M. atropupurea) d’autres espèces avaient été rangées parmi les Lycaste.

Espèce type : Bifrenaria atropurpurea (Lodd.) Lindl.

Bifrenaria atropurpurea

Caractéristiques : les Bifrenaria sont des plantes épiphytes, à tiges très courtes renflées en pseudobulbes qui sont surmontés d’une ou deux feuilles.
Les feuilles sont oblongues, souvent amples, plissées et veinées.
Les hampes florales naissent entre les pseudobulbes, elles sont simples et dressées.
Les fleurs sont souvent odorantes, tantôt peu nombreuses ou même solitaires et grandes, tantôt nombreuses et petites.
Le pédicelle des pollinies, court et double est un caractère qui distingue immédiatement ce genre des Lycaste et des Maxillaria.
Les sépales sont presque d’égale longueur, dressés et étalés. Les sépales latéraux sont à base large adnée au pied de la colonne. Les sépales forment un menton ordinairement allongé au point de prendre l’aspect d’un éperon.
Les pétales sont assez semblables au sépale dorsal.
Le labelle est articulé au sommet du pied à onglet plus ou moins allongé et replié vers la colonne. Le labelle est trilobé, les lobes latéraux sont assez larges et dressés, le lobe médian est étalé, entier ou bifide.
La colonne est dressée et assez épaisse, demi-cylindrique, privée d’ailes, longuement prolongée en pied à la base.
L’anthère terminale est en forme d’opercule uniloculaire ou imparfaitement biloculaire. L’anthère est formée par quatre pollinies cireuses, ovoïdes ou très larges, étroitement superposées par paires. Celles d’une même paire sont parfois imparfaitement soudées entre elles et reliées à un rétinacle transversal par deux pédicelles parfois en partie soudés.

Distribution géographique : on connaît une trentaine d’espèces de Bifrenaria qui croissent à peu près exclusivement dans les parties chaudes du Brésil et du Pérou, au Panama et en Guyane.

 

Culture : arrosages abondants, chaleur et bonne luminosité sont nécessaires pendant la période de croissance. Lorsque les pseudobulbes sont bien formés, on diminue ensuite les arrosages. La température hivernale ne peut être inférieure à 12°C. Utilisez un engrais équilibré, tous les 15 jours lorsque la plante est copieusement arrosée.




Bifrenaria harrisoniae

Par Viviane - Publié dans : Orchidées
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