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La catégorie Bruxelles contient de nombreux articles de mon ancien site Cyberbruxelles.be
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 19:03
Quelques costumes de Manneken-Pis


Par Vivi - Publié dans : Bruxelles
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 07:57
Petite histoire de l’Académie pour la Défense et l'Illustration du Parler Bruxellois

L’Académie pour la Défense et l’Illustration du Parler Bruxellois
(A.D.I.P.B.) a été créée en octobre 1989, en association de fait avec comme objectif la sauvegarde de la langue bruxelloise. Elle s’est transformée en association sans but lucratif en 1990 avec comme objectifs d’étudier, sous tous ses aspects, l’histoire de Bruxelles Capitale et sa région pour localiser l’origine et les racines de la langue bruxelloise dans tous les domaines, soient-ils culturels, folkloriques, historiques ou de traditions populaires…
Il y a plus de 18 ans, deux personnalités étrangères à l’identité et à la culture bruxelloise ont créé l’Académie pour la Défense et l’Illustration du Parler Bruxellois : Simon-Pierre Nothomb originaire d’Arlon, secondé de sa secrétaire Véronique Maes originaire de Courtrai, et le Français Jacques Delors, ancien président de la Commission Européenne. L’objectif de l’Académie est la défense et la sauvegarde de l’identité bruxelloise grâce à sa langue, et de la culture bruxelloise en illustrant son histoire, son passé et son patrimoine.

Les Académiciens en 1989 (désolée je ne connais plus le nom du photographe)

L’Académie se compose d’Académiciens choisis parmi des Bruxellois de vieille souche et des membres adhérents qui la soutiennent.

Conseil d'Administration en 1989 :
Andrée longcheval, Victor José Géal, Gust Guillaume, Meno Palacci, Louise Claessens, Simon-Pierre Nothomb, Jean-Pierre Vanden Branden, Oscar Starck et Jo Henboeg.

Les Académiciens ont eu pour première tâche de rassembler le vocabulaire bruxellois afin de réaliser un dictionnaire. Ce travail de bénédictin a été réalisé, en 1989, par Oscar Starck et son épouse Louise Claessens sous la forme d’un lexique de 6000 mots bruxellois marolliens, traduits en français.
Cet ouvrage avait pour titre "Dictionnaire Bruxellois Marollien-Français/Français-Bruxellois Marollien". Pour doter cette langue minoritaire d’une certaine base syntaxique, les mêmes auteurs ont réalisé une grammaire.
Le 2 juillet 1991 paraît un nouveau dictionnaire, il contient 16.000 mots en Bruxellois Marollien traduit en français et 16.000 mots français traduits en Bruxellois marollien. Les auteurs de cet ouvrage, 2 marolliens de vieille souche bruxelloise, précisent que le titre donné au dictionnaire bruxellois marollien a été choisi pour ne pas confondre la langue bruxelloise transmise par leurs ancêtres originaires de la 1re enceinte, place Saint-Géry, et échoués à la Marolle, avec les langages ruraux ou fluviaux qui ont gardé une spécificité propre à leur ville ou à leur province d’origine. Edité sous le patronage de Monsieur Charles Picqué, ce dictionnaire a été officiellement présenté à l’Hôtel de Ville de Saint-Gilles. Il est préfacé par Monsieur Charles Picqué et par Monsieur Valmy Féaux, ancien Ministre-Président de la Communauté française, et à l’époque Gouverneur du Brabant wallon.
Le 4 mai 1996 paraissent les 3 tomes du "Triglotton belge" ; il est écrit en 3 langues et porte le sous-titre de "Dictionnaire comparatif Bruxellois-Français-Néerlandais".
Durant 5 années, des cours de langue bruxelloise ont été donnés le samedi matin au siège de l’Académie. Les 1200 pages du cours ont été publiés en 48 fascicules.
À partir de janvier 1990, l’Académie a publié un périodique appelé Dem Brusselse Sproek dans lequel les articles sont consacrés à l’illustration du passé de Bruxelles-Capitale et au langage bruxellois.

En 1994, lors du prix littéraire Iris, la Présidente Louise Claessens présente aux lauréats le fondateur de l'Académie :
Monsieur Simon-Pierre Nothomb.


Liste des personnalités qui ont reçu le titre d’Académicien Honoris Causa.
Par ordre chronologique (qualités et fonctions de l’époque)
En 1990
- Monsieur Jacques Delors, ancien Président de la Commission Européenne,
- Monsieur Charles Picqué, ancien Ministre-Président du Gouvernement de Bruxelles-Capitale et sa Région, actuellement député, commissaire au gouvernement fédéral et bourgmestre de Saint-Gilles,
- Monsieur André Degroeve, gouverneur honoraire de la province de Brabant,
- Madame Annemie Neyts, conseillère régionale PVV, actuellement Ministre du budget, des finances, des relations extérieures et de l’enseignement,
- Monsieur Freddy Thielemans, échevin de l’instruction publique de la Ville de Bruxelles, actuellement député européen,
- Monsieur Meno Palacci, promoteur immobilier,
En 1992
- Monsieur le Chevalier François-Xavier de Donnéa, sénateur, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles,
- Monsieur Jean-Luc Fauconnier, Président du Conseil des Langues régionales endogènes de la Communauté française de Belgique,
- Monsieur Serge Moureaux, ancien Président de l’Assemblée de la CoCoF,
- Monsieur Simon-Pierre Nothomb, secrétaire général du Comité Economique et Social des Communautés Européennes, fondateur de notre Académie,
- Monsieur Jean-Louis Thys, Bourgmestre de Jette,
En 1995
- Monsieur Jacques Simonet, député, Premier Échevin d’Anderlecht, actuellement Ministre-Président du Gouvernement de Bruxelles-Capitale et sa région,
- Monsieur Eric Tomas, député, secrétaire d’État, actuellement Ministre de l’emploi et de l’économie, et président de la CoCoF.
Le 16 octobre 1999, pour fêter le 10e anniversaire de sa création, l’Académie a intronisé de nouveaux Académiciens Honoris causa, entre autres :
- Monsieur Hervé Hasquin, Ministre-Président de la Communauté Wallonie Bruxelles,
- Monsieur Didier Gosuin, Ministre de la Culture du Gouvernement Bruxelles-Capitale et sa Région,
- Madame Marie-Hélène Simon, conseillère communale à la Ville de Bruxelles.
Pour leur aide apportée à Oscar Starck et à son épouse Louise Starck-Claessens, à la réalisation d’une œuvre d’avant-garde sous forme de 2 CD-Rom, intitulés "Bruxelles des Bruxellois", deux autres lauréats ont été nommés Académiciens Honoris Causa : Madame Viviane Starck, fille des auteurs, ancien professeur de sciences à la Ville de Bruxelles, et Monsieur Pierre Pringels, infographiste, qui ont réalisé et développé le cédérom.
En 2000 l’Académie a édité un nouveau cédérom : "Bruxelles des Bruxellois" n°3 consacré à la commune d’Anderlecht et en 2002 le n°4 était consacré à la commune de « Saint-Gilles ».

Les années passent…

Louise Claessens nous a quitté le 30 mars 2007, laissant derrière elle un vide immense après 18 années consacrées à l’Académie.
Oscar Starck a souhaité, comme d’autres académiciens, de transmettre cette œuvre et son avenir à d’autres qui en sont dignes. Le flambeau a été transmis, d’anciens membres fondateurs nous ont à nouveau rejoints : José Géal, Andrée Longcheval, Jean-Pierre Vanden Branden, Simon-Pierre Nothomb.
Toone, prestigieux sur le plan bruxellois et connu dans toutes les aires culturelles belges où l’Académie a tenu sa réunion fondatrice sera le nouveau cadre de l’Académie dès janvier 2008.



Par Viviane Starck - Publié dans : Bruxelles
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 17:51
La Braban .....Çonne
doit-on comprendre pour Braban...çonne l'égal de:
Brabant......chanson ???


Pourquoi " Brabant ", pourquoi avoir choisi pour notre chant national le nom de la province centrale de notre patrie. Peut-être parce que là se trouve notre capitale !

Il est vrai que pour leur chant national les Français ont choisi le nom d'une de leurs villes, Marseille, et leur hymne se nomme " La Marseillaise " !

Mais aujourd'hui, que notre province de Brabant est divisée en deux, qu'il y a le Brabant flamand et le wallon, avec son îlot fédéral, dénommé Bruxelles-Capitale, quel nom nos gouvernants comptent-ils donner à notre chant national ? Cet hymne qui a galvanisé nos valeureux soldats, résistants et héros pour défendre notre patrie en 1870, 1914-18 et 1940-1945, va-t-on le changer, l'anéantir pour le remplacer par un chant inconnu de nos ancêtres et aïeux qui ont combattu et sont morts pour sauver notre Belgique et nos droits. Quelle tristesse, quel désespoir pour les survivants de la dernière guerre contre les nazis !!!

Mais par qui et quand fut crée notre hymne national que nous les anciens nous chantions dans nos écoles, avant de commencer nos cours de chants , de musique et de solfège ???

Notre chant national " La Brabançonne " fut chanté la première fois, le 12 septembre 1830, sur les propres planches du Théâtre royal, aujourd'hui Théâtre de la Monnaie, durant l'entracte , par l'un des " comédiens ordinaires " du Roi des Pays-Bas, Guillaume d'Orange. Ce 12 septembre, jour mémorable où la Brabançonne fit son entrée dans le monde, fut également, ne l'oublions pas, celui de la Révolution belge. Le ténor qui chanta cet hymne s'appelait Lafeuillade, c'était un méridional, du canton de Gignac, il avait 31 ans. Lafeuillade triomphait à Paris dans la « Vestale «, dans «Joseph «, dans le « Devin de village «, dans la « Dame Blanche «, dans « Jean de Paris «, dans le « Calife de Bagdad « et dans la «Muette «. Il avait fait parler de lui à Bruxelles, où il était venu deux fois en représentation, comme " Article de Paris ". Depuis en 1825, il avait été engagé pour la saison comme " ténor ", mais il avait jugé bon de retourner à Paris, sans avoir régulièrement résilié son contrat. Il était de ce fait, condamné à des dommages et intérêts, arrêté et il passa une nuit à Sainte-Pélagie, où, paraît-il, on enfermait alors les jolis ténors en rupture de contrat. Cette fugue posait définitivement Lafeuillade dans l'estime de la population bruxelloise. Ce public aimait à pardonner ces frasques à ses ténors gâtés. Elles leur donnaient du piquant, comme les caprices des légères et jolies femmes, quand elles manquent à leurs engagements. C'est grâce à l'autorité d'un tel homme que la Brabançonne fut lancée, lorsque pendant un entracte, les spectateurs supplièrent le ténor adoré de chanter quelque hymne patriotique. Cette Brabançonne composée par deux de ses camarades, le jeune premier Jenneval et le musicien Van Campenhout. Ce fut elle qui mit le feu aux poudres et qui volant de bouche en bouche, sema la révolution dans notre pays et devint le signal de ralliement de nos patriotes. Van Campenhout était, tout à la fois chanteur, compositeur et écrivain. Il avait une voix superbe, il voyagea beaucoup, connut les diligences et se fit applaudir en route. Plusieurs de ses ballets et de ses chants avaient été présentés au théâtre de Bruxelles. C'était un homme d'esprit, s'il faut en juger d'après l'extrait d'une lettre qu'il adressa à un indiscret qui avait révélé la date de sa naissance, le voici:

" Quelle d'idée avez-vous eu là, d'aller exhumer cette date atroce, que vous venez de clouer à mon front sexagénaire ? Quand le fossoyeur a rempli son office, et que le cadavre a reçu sur la face et sur le ventre quatre à cinq pieds de terre, n, i, ni, c'est fini; la farce est jouée. Pour lors les dates peuvent arriver à foison; le défunt n'a plus rien à redouter de l'impitoyable vérité. Si le vieil artiste a conservé, jusqu'au terme de ses derniers travaux, quelques étincelles d'un talent remarquable, oh ! alors !, c'est tout autre chose; on dirait: C'est-il Dieu possible ! quoi ! le défunt avait cet âge-là C'est prodigieux ! prestigieux ! Mais lui jeter au visage et de son vivant, ce terrible 1779. C'est le tuer moralement ....."

Ces réflexions partaient d'une philosophie solide et d'une connaissance assez complète des hommes et des choses. Jenneval par contre fait songer au commencement de la "Confession d'un Enfant du Siècle ", il est né en 1803. Il était, de ces enfants d'une époque fatale et éclatante, enfants qui étaient déçus de trouver une paix après avoir grandi pour les tumultes de la guerre. Enfants faisant partie d'une génération d'une vitalité chaude, qui dirigea tant d'activité vers le bien, et qui donna une puissante impulsion aux grandes agitations morales du 19e siècle.

Jenneval s'appelait en réalité de Chez........ Le chevalier Louis, Alexandre, Hippolyte de Chez À 23 ans, il se fit comédien, cette profession qui crée une vie fictive où les natures riches de générosités et altérées d'illusions peuvent dépenser toute leur énergie. Il débuta à l'Odéon de Paris, puis il vint à Bruxelles. En 1830, pendant la seconde quinzaine de janvier, il débuta à la Comédie française, où, l'on lui trouvait de l'âme, de l'aplomb, de la diction et de l'avenir. Toutefois, il revint à Bruxelles. Mais pourquoi était-il allé cueillir ces lauriers sur la première scène du monde. À qui les rapportait-il ? Faut-il, chez ce comédien gentilhomme " chercher la femme ", ou plutôt son coeur le rappelait-il vers sa patrie d'adoption, cette patrie nouvelle qu'il sentait en train de naître, vers cette Belgique hospitalière ? Il fut parmi les premiers qui jugèrent la crise nécessaire. Il écrivit sa " Brabançonne ", et il la récita à ses camarades, au café Cantoni, près du Grand-Théâtre, où ils avaient l'habitude de se réunir après les spectacles. Van Campenhout en fit la musique et Lafeuillade l'apprit par coeur. Puis, quand elle se fut répandue parmi le peuple, quand elle prit l'importance d'un chant national, Jenneval crut que sa vie ne paierait pas trop cher l'honneur de l'offrir à la Belgique; il alla se faire tuer en défendant la ville de Lierre, dans le corps d'armée de Niellon, et voici un Français qui se fit tuer pour sauver notre pays.

Combien ont répété que la "Brabançonne" manque de caractère ! Il est vrai qu'elle n'a pas l'élan et le jet de la Marseillaise, qu'elle n'a pas le calme menaçant et l'irrésistible puissance de marée montante du " God save the Queen ". Elle n'atteint pas la pureté aristocratique de style du thème autrichien de Haydn. Elle n'est pas populaire comme " Ça ira, ça ira ! " et la "Carmagnole ".Elle n'est pas empreinte de la résolution sombre et ardente des anciens chants des gueux, ni du fanatisme du choral de Luther. On ne peut pas lui reprocher un esprit de parti, elle est tolérante. Elle n'imite pas la grâce des Noëls des Flamands, ni la verve railleuse et la drôlerie des anciens airs populaires flamands. Elle n'a pas la naïveté des "scies " qui courent dans les campagnes wallonnes.

Ainsi, elle n'est ni wallonne, ni flamande : elle est Belge.

Elle est foncièrement belge et constitutionnelle, d'esprit, de coeur et de complexion - tellement belge, que si l'on possède un peu le don de saisir les relations latentes qui lient les sons, il est impossible de nier qu'elle donne une impression de rouge, de jaune et de noir. Et comme l'écrit Camille Picqué, dans son article " La Médaille ", paru dans l'Illustration Nationale n° 3 du 15 février 1880, nous retenons les textes suivants:

" En 1566, pour peu qu'on fût dans le mouvement, on portait, selon ses moyens, une médaille ovale d'or, d'argent ou de cuivre. Un beau seigneur, comme l'était Henri de Bréderode, ne pouvait exhiber décemment qu'un bijou ciselé par un orfèvre habile. Le pauvre diable, riche de coeur seulement et de patriotisme, se contentait d'une grossière empreinte. À la médaille s'attachaient souvent une petite écuelle de métal et une calebasse, réduction de celle qu'on trouvait aux bourdons des pèlerins. Sur un des côtés de la médaille des Gueux, autour du buste de Philippe II, et au revers, autour d'une besace de cuir, entre les lanières de laquelle deux mains, ou de Foi, se serraient, étaient gravés les mots suivants: «Fidelles au Roy, jusques à porter la besace ".

Nous lisons, après ces mots:

" Jusqu'à ces dernières années, nous n'avions point vu de médaille des Gueux à légende flamande. Nous en découvrîmes une à la vente d'Amsterdam, faite en 1876 ".

Doit-on conclure que peu de médailles de cette époque inscrivaient leur devise en flamand ? Dans cet article un paragraphe, relatant la révolution de 1830, nous donne ceci:

" Pendant qu'on se fusillait dans les rues de Bruxelles, Parent, chef de volontaires, faisait couler en plomb de lugubres insignes, des têtes de mort sur des os passés en sautoir. Et quand les combats de septembre furent finis, on se plut à aplatir les balles ramassées dans les rues pour écrire dessus « Plomb provenant des balles tirées sur le peuple belge ".

Camille Picqué mentionne également un extrait du journal «Le Courrier des Pays-Bas « et d'une brochure de l'époque dénommée « Les Événements de Belgique « du 25 août 1830, Paris, Audot, 1830. in - 12, en voici le contenu des entrefilets:

" On a bien fait de lever l'interdit jeté sur la " Muette " que l'on donne ce soir et qui attirera sans doute un nombreux auditoire. À Paris, le public ne laisse plus jouer le dernier acte que la censure avait fait ajouter; il semble plus convenable que les personnes qui désapprouvent ce cinquième acte quittent la salle au moment où il commence. C'est le moyen d'éviter toute occasion de désordre. Dès l'ouverture des bureaux, narre la Révolution belge, Bruxelles, H. Remy, 1831 p. 27 et 28, la salle fut envahie; trop petite était l'enceinte pour la foule avide qui se précipitait comme à une première représentation."

Ceux qui n'avaient pas été assez heureux pour obtenir des billets, se promenaient dans les environs du spectacle, attendant les suites de la résolution annoncée d'empêcher le cinquième acte d'être joué. Car alors, c'était là le seul but, la seule intention des jeunes gens. La pièce est exécutée avec un ensemble admirable. Jamais Lafeuillade-Masaniello n'avait déployé des moyens aussi étendus. Son enthousiasme embrasait tout l'auditoire. Ce n'était que bravos et trépignements, des cris de joie, de triomphe, saluaient les scènes de révolte et les cris aux armes; les allusions étaient saisies avec fureur, et après le quatrième acte, dans l'effervescence du triomphe à laquelle tous les spectateurs avaient pris une part si active, une partie de l'auditoire sortit de la salle, en poussant des cris de liberté. Ces cris se répétèrent par intervalles au dehors. Des groupes y mêlèrent ceux de: " Vive De Potter ! À bas Van Mannen ! Justice ! " Cependant le cinquième acte fut joué sans opposition et la salle se vida paisiblement. En dehors du théâtre, et au coin de la rue des Fripiers, une troupe nombreuse d'hommes du peuple attendait la fin du spectacle, tout en scandant ces mots: " Vous aimez le fromage de Hollande, mes enfants, eh bien, il faut le manger ! ".

Et voici l'histoire de notre patrie, la Belgique et de son hymne national.

Louise claessens


Par Viviane - Publié dans : Bruxelles
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 18:15
La colonne du Congrès

À la Fête nationale ou aux manifestations patriotiques, le Roi, les membres du gouvernement, les représentants et les ambassadeurs des pays visiteurs ou les anciens combattants vont fleurir la tombe du soldat inconnu inhumé sous une dalle à la Colonne du Congrès.
Mais cette colonne, beaucoup de Belges et de visiteurs étrangers n'ont pas ou n'ont plus connaissance de l'origine et de la construction de la colonne.
Aussi avons-nous pris l'initiative de rappeler son histoire.
La construction de la Colonne du Congrès a été décidée par un Arrêté royal en date du 24 septembre 1849 et la première pierre fut placée le 24 septembre 1850.
Sa véritable dénomination est "La Colonne du Congrès et de la Constitution ". L'initiative de ce projet est due au Ministre de l'Intérieur de cette époque, Charles Rogier.
À la suite d'un concours Joseph Poelaert fut choisi et chargé de la construction de ce monument le 15 octobre 1849. D'abord, le Roi Léopold Ier avait formellement refusé de laisser couronner la colonne de sa statue. Sa volonté était si arrêtée qu'on avait pris le parti de placer sur le monument la figure allégorique de la Constitution.
Mais les 2 Chambres législatives sont parvenues à faire revenir le Roi sur sa décision, lui qui avait rendu de si grands services à la Belgique, en lui consacrant son existence et en consolidant l'indépendance de notre patrie.
La hauteur de la statue du Roi est de 4 mètres 70 cm.
La colonne est haute de 46 mètres, et pour arriver à la plate forme, où se trouve la statue du Roi Léopold Ier, il faut gravir 200 marches.
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undefined Statue du Roi Léopold Ier


Seize personnes peuvent facilement occuper cette plate-forme.
Au début du siècle, il y eut beaucoup de pauvres hères qui se sont jetés de celle-ci, désespérés par leur déchéance sociale.
Un grillage a été posé pour éviter ces drames de la société.
La colonne ayant à ses côtés 2 lions majestueux retrace l'histoire de la Belgique, et l'on trouve sur la partie inférieure du soubassement les noms des citoyens qui sous le feu de l'armée hollandaise ont formé les premiers fondements de notre nation.
Plus haut, nous trouvons par ordre alphabétique les noms des 257 membres ou membres suppléants du Congrès gravés dans les grandes tables en marbre blanc.
Sur la face principale sont gravés les 27 articles qui contiennent les grands principes de notre constitution.
Sur les angles, 4 statues de 3,6 mètres de hauteur représentant les libertés suivantes :
- La Liberté d'association,
- La Liberté d'enseignement,
- La Liberté de la presse,
- La Liberté des cultes.

Il y a déjà 147 ans, que le Premier Ministre de l'Intérieur Charles Rogier eut l'initiative de proposer la construction d'une colonne afin de consacrer par un monument la fondation et l'indépendance d'un pays dénommé, depuis 1830, Belgique.

Et aujourd'hui en 1998, les inscriptions gravées sur la Colonne du Congrès et de la Constitution, ainsi que les symboles que les 4 statues évoquent, nous portent à la réflexion. La connaissance de la Colonne du Congrès et de ses inscriptions ne sont pas transmises à la jeune génération belge, et aucun cours d'histoire n'en parle dans les écoles.


Texte écrit par Louise STARCK-CLAESSENS


Publié dans : Bruxelles
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 17:43

LES KEEKEFRETTERS ou KIEKEFRETTERS


Notre histoire se passe du temps de la duchesse Jeanne de Brabant et de Wenceslas de Luxembourg.

Rappelons que Jeanne était née le 24 juin 1322, elle était la fille aînée des 6 enfants de Jean III, duc de Brabant. Elle était veuve de Guillaume II, comte de Hainaut quand elle épousa Wenceslas, duc de Luxembourg, qui lui était le frère de Charles de Luxembourg, empereur d’Allemagne, et fils de Jean, comte de Luxembourg, roi de Bohème, surnommé Jean l’Aveugle. C’est sous son règne que fut construite la seconde enceinte de Bruxelles. À cette époque des bandes infestaient le pays, elles attaquaient les marchands, les rançonnaient et pillaient leurs marchandises. Le comble, à cette époque, certains seigneurs les soutenaient, les protégeaient et leur donnaient même l’asile, naturellement en partageant le butin. Pourtant, ces gentilshommes avaient juré le jour où ils avaient été armés chevaliers de consacrer leur vie à la défense du plus faible et des opprimés, et de respecter l’honneur et la probité, et ils étaient solidaires avec ces bandes de voyous, de voleurs et de mercenaires, mais les profits facilement acquis étaient trop tentants. Certains de ces seigneurs se mettaient même à la tête de ces bandits de grand chemin, tuant, saccageant, dévastant, pillant les biens des pauvres gens qui peinaient dur pour subvenir à leurs besoins familiaux. Pour ces hommes sans honneur, cette vie d’aventure les grisait et leur permettait sans trop de mal de vivre dans l’abondance avec les richesses acquises par leurs crimes.

Il se fait qu’un jour, les Bruxellois apprirent que Guillaume VI, duc de Juliers pratiquait cette manière de faire fortune, et de protéger et d’accueillir en son château ces brigands. Wenceslas réunit ses gens d’armes, ses vassaux et à la tête dune nombreuse armée marcha, allié au duc de Gueldre, contre le duc de Juliers. Il faut remarquer qu’à l’appel du duc Wenceslas beaucoup de gentilshommes brabançons, liégeois, français même se rangèrent sous sa bannière au lion d’or. Les Bruxellois surtout avaient tenu à combattre sous les ordres du duc Wenceslas.

Ces principaux bruxellois qui combattirent à côté du duc Wenceslas étaient : Jean et Henri de Bouchout, Walter de Beertem, Robert de Berlaer, Jean d’Ophem, Guillaume, seigneur d’Aa, Jean Vandermeeren de Saventhem, Henri de Duffel, l’Amman Jean de Redelghem, Siger d’Oostkerque, Jean et Guillaume de Weldert, Robert d’Assche, Jean de Diedeghem et le sire Gérard Rolibuc. Nos vaillants guerriers rencontrèrent l’ennemi, le 21 août 1371, dans les plaines de Bastweiler, près de Gelenkirchen.

Les Brabançons eurent d’abord l’avantage ; le duc de Juliers fut fait prisonnier par Jean de Diedeghem, mais une attaque inopinée changea le cours des choses et le duc Wenceslas fut pris à son tour avec Renaud, duc de Gueldre. Ce fut la déroute dans les rangs de l’armée brabançonne. On raconte même que certains chefs de l’armée du duc Wenceslas étaient des plus courageux. Un fait est à signaler : sire Gérard Rolibuc avait eu une dispute avec un chevalier du duc de Juliers, un certain Eustache Vandenbogaerde. Lorsqu’ils se sont rencontrés au milieu de la mêlée, les 2 ennemis se chargèrent avec tant de fougue qu’ils s’entre-tuèrent.

Pendant cette bataille, 7.000 Brabançons furent tués, dont 700 nobles (toujours ce chiffre 7). Parmi les nobles figurent Jean de Releghem, Gérard Rolibuc, Franc Swaef et Walter Pipenpoy. Le duc Wenceslas resta 11 mois en prison. Il ne dut sa liberté qu’à son frère Charles IV, empereur d’Allemagne, et ses sujets eurent à payer une rançon de neuf cent mille moutons d’or. Pourtant, les Bruxellois semblaient sûrs de remporter la bataille. Il est vrai qu’ils ont toujours et restent encore en ce XXe siècle confiant et croient à la légère ce qu’on leur raconte. Ils ne doutent de rien, sont tolérants à l’extrême, forts en paroles, aimant bien vivre, leur tête s’échauffe facilement, en fait ils sont dignes de ces anciens conteurs Gaulois qui finissaient par croire eux-mêmes les gasconnades qu’ils racontaient, tout comme les habitants de la Provence et de Marseille. Pourtant, ils ne sont pas fils des pays méridionaux, où le soleil est radieux, ils sont nés dans une région brumeuse et pluvieuse.

En fait, en 1371, les Bruxellois ne faillirent pas à leur réputation de joyeux et optimistes larrons.

Pour eux, il ne s’agissait que dune partie de plaisir et non de combattre un ennemi redoutable, comme ces bandes aguerries. Pour nos Bruxellois, ces maraudeurs, ces brigands, ces pillards n’étaient que de petits voyous et voleurs, et ils croyaient dans leur naïveté que l’armure d’un chevalier les mettrait en fuite. Et puis, ce duc de Juliers, qui se plaçait à leur tête, soutenant ces bandits de grands chemins, n’était en somme qu’un lâche, un profiteur, tout juste capable d’attaquer les marchands sans défenses et d’attaquer les pauvres gens inoffensifs. Nos braves bruxellois s’en allèrent donc au combat dans un singulier équipage. Leurs valets ne portaient pas des armes et munitions de rechange, mais bien des poulets et des bouteilles de vin. Comme seul bagage, ils emportèrent à leurs selles des bouteilles, des flacons, des gobelets, des viandes fines, des pâtés de saumon, de truites, le tout enveloppé de petites serviettes, comme pour un pique-nique de nos jours. C’est ainsi que les Bruxellois partirent à la bataille en 1371. Le soir de la bataille, les vainqueurs s’emparèrent de ces belles et bonnes provisions, et à la barbe des vaincus, mangèrent ce festin tout préparé.

Et aujourd’hui encore, le surnom de "mangeurs de poulets" "Kréekefretters ou Kiekefretters" est resté aux Bruxellois, pourtant ils ne mangent pas plus de cette volaille que les autres. Mais il faut reconnaître que lorsque les Bruxellois vont de nos jours en pique-nique ou camper, dans leur menu figure presque toujours un bon poulet rôti ou froid accompagné d’une belle salade, de tomates et de mayonnaise.


   




Par Viviane Starck - Publié dans : Bruxelles
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Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /Août /2007 13:25
Tous les jours apparaissent des centaines de nouvelles orchidées  hybrides.
Voici quelques photos

Album 1
Album 2
Album 3

Bonne visite

Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /Fév /2007 17:52

LA COMPLAINTE du PETIT JULIEN dit MANNEKEN-PIS

Quel est le triste accident qui m’arrive dans mes vieux jours
Quel horrible sort m’est-il arrivé ?
Et quelle source m’enlève mon sublime bonheur ?
Moi qui ai été, depuis longtemps
Un objet de gloire et apprécié de tous
Moi, qui suis connu dans le monde entier
Moi, qui ai eu des visites journalières de tous les pays
Partout, j’ai été honoré comme Manneken-Pis
Hélas, aujourd’hui, que m’arrive-t-il ?
La belle eau cristalline que je pisais,
N’arrive plus, je suis le Manneken-Pis qui ne pisse pas !
J’ai perdu mon honneur, ma gloire et mon nom respectables
En même  temps que ma pisse
Qui désormais parlera encore de moi ?
Qui viendra encore m’admirer du monde entier ?
Qui viendra admirer ma belle posture, et mon geste gracieux
Qui sans honte tiens de la main gauche
Le membre qui aujourd’hui ne peut plus délivrer la moindre goutte
Et pourtant, partout j’étais connu pour bien pisser
Du Lambic, de la Gueuze, de la Stella, de la Jupiler, du Vin, etc…
Je suis devenu celui qui pissait hier et ne le peut plus, aujourd’hui !
Jamais dans ma longue vie
Une douloureuse gravelle ne m’a pas empêchée de pisser
Jamais, je n’ai eu des calculs mal placés
Qui m’empêchaient de pisser
Terminée sera ma célébrité
Docteur et médecins l’ont constaté
Hô, quel malheur !!!
Des problèmes de PROSTATE
Priveront mes admirateurs d’apprécier mes breuvages
Ils auront encore une consolation
C’est de toujours admirer en bonne position
Le membre le plus contemplé au Monde !!!

La traduction en bruxellois-marollien

ETT KLOEGLÉEKE VAN DE KLAENE JULUIEN OF MENNEKEN-PIS

Wa valt’er ma nae vui in m’en ae doeghe
Wa ne sort ess er ma nae veui gevale,
Enn wade lüepede woeter ei me geluk afgepakt
Ike, dée al zou lagnk geweist eit
E glaure stuk van alleman g’apprésieit
Ike, bekeut in de gïele weirelt
Ike, doeghelaïek bezeuk van al de lanne
Aüveral, g’onorheit goulak Menneken-Pis
Spaïet, vandoegh, wa valt’er ma veui
Ett schüen cristoel woeter d’azek piste
Kom nemi, ik zaïen de Menneken-Pis dée nemi pist,
Ik em m’en ïer verlaure, men glaure en mene respectoebele noem
In den aïegeste monennt as mene pis
Wée goet er van mae nog spreike
Wée van de gïele weireld goed er nog van mae spreike
Wée goed er nog me schüen postüer admineire, em me schüen manéer
Dée zonder schonnte in ze link annd aeft
Ett stuk van me laïef dée vandoegh gïen drupel nemi kan geive
En pertagn, auveral woer-ek bekennt vi geaut te pisse
Lambic, gueuze, stella, Jupiler, waïen, enz..
Ik zaïen daen dée gistere piste, en kan nemi vandoegh
Nuet in me lagnk leive
Emme de stintchess ma g’ampecheit van te pisse
Nuet, em-ek stïenne slèght gezèt gat
Dé ma teighehéel van te pisse
M’en célebritaïet zal gedoen zaïen
De doctaure emme ett gekonstateit
Wa de malheur !
Men PROSTAT
Goen men adminateurs van menen dragnk priveire
Mo zille allaïet ge konsoleit zaïen
Da d’ess van in gauïe posésse kunne zéen
Ett stuk van me laïef dée ett mïeste bezéen ess in de weireld

Par Oscar Starck écrit pour le trimestriel de l'Académie pour  la Défense et l'Illustration du Parler Bruxellois (N1-2007)
Par Viviane - Publié dans : Bruxelles
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