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La catégorie Bruxelles contient de nombreux articles de mon ancien site Cyberbruxelles.be
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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 20:21
LYCASTE Lindl.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Maxillarieae
Sous-tribu des Zygopetalinae


Étymologie : nom donné en l’honneur de Lycaste, fille du roi Priam de Troie, célèbre par sa beauté.

Historique : ce genre a été décrit par John LINDLEY en 1843, dans le volume XXIX du Botanical Register.

Espèce type : Lycaste plana Lindl.

undefined Lycaste deppei

Caractéristiques : les Lycaste sont des plantes épiphytes ou semi terrestres, provenant presque toutes des hautes montagnes situées en Amérique centrale. Les pseudobulbes sont gros, courts et ovoïdes, surmontés de feuilles larges, molles et plissées.
Les scapes filiformes sont raides et dressés, ils naissent en grand nombre de la base des bulbes et sont munis près de leur sommet d’une bractée en forme de spathe, ils ne supportent ordinairement qu’une seule fleur de première grandeur. Les trois pièces extérieures très développées, étalées et placées régulièrement au centre de la fleur ; les deux internes, plus courtes et plus larges, sont rapprochées et forment une sorte de capuchon au-dessus du labelle, qui est comparativement court, trilobé, à lobes latéraux relevés, alors que le sommet du lobe médian pend en forme de langue.
Les fleurs des Lycaste ont une durée de vie de près de deux mois quand elles sont dans un local peu chaud et dépourvu d’humidité ; elles se montrent dès que la plante entre en végétation.
Les sépales sont presque égaux, dressés et étalés, les sépales latéraux sont un peu plus larges, brièvement prolongés en avant à la base et formant presque un sac avec le pied de la colonne. Les pétales sont beaucoup plus courts et relativement plus larges que les sépales.
Le labelle est implanté au pied de la colonne, il est sessile ou brièvement onguiculé, plus court que les sépales et trilobés. Les lobes latéraux sont dressés. Le lobe terminal est étalé ou plus ou moins réfléchi. Le disque est muni dans son milieu d’un appendice charnu, transversal.
La colonne est plus ou moins allongée, arquée, demi cylindrique, non ailée ou munie au sommet de deux ailes très étroites, elle est prolongée en pied à la base.
L’anthère terminale est en forme d’opercule très convexe et uniloculaire.
Les quatre pollinies sont cireuses, oblongues ou ovoïdes, appliquées l’une sur l’autre par paires. Elles sont reliées au minuscule rétinacle par un pédicelle allongé et linéaire.
La capsule est oblongue ou fusiforme et dressée.

Distribution gépgraphique : on connaît 25 espèces de Lycaste, répandues dans toute l’Amérique tropicale du sud du Mexique au Pérou et en Bolivie. Elles habitent généralement les régions montagneuses.

undefined Lycaste deppei

Culture : on les plante dans des pots pas trop grands, on ne commence à ne les arroser que quand elles entrent en végétation, ce qui a lieu pour la plupart en mars-mai. Pendant tout l’été, on les tiendra au nord, près du vitrage avec d’abondantes distributions d’eau sur le compost jusqu’en septembre, époque où l’on commence à les diminuer progressivement dès qu’on voit les nouveaux bulbes bien développés. De décembre à mars, on diminuera très fortement les arrosages. La température hivernale ne peut être inférieure à 12°C. Les lycaste aiment les endroits ombragés et bien aérés. On leur donne un engrais équilibré pendant la période de végétation.

undefined Culture de la Lycaste deppei


undefined Lycaste aromatica


Ces deux Lycaste sont parfumées (consulter aussi l'article Parfum des orchidées)






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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 18:51
LAELIA Lindl.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Epidenddreae
Sous-tribu des laeliinae



Étymologie : le genre Laelia est dédié à la vestale Laelia.

Historique : ce genre a été décrit par LINDLEY en 1881 dans "Genera and Species of Orchidaceous Plants". Les Laelia avaient été réunis aux Bletia par REICHENBACH, ce qu’avait déjà fait La Lave.

Espèce type : Laelia grandiflora (La Lave & Lex.) Lindl.

undefined Laelia anceps

Caractéristiques : les Laelia sont des plantes épiphytes munies de pseudobulbes plus ou moins longs, gros, ronds ou aplatis, charnus, sillonnés, terminés par 1, 2 ou 3 feuilles, épaisses, fermes, coriaces. C’est de ce point que naît l’inflorescence, sorte de grappe pédonculée, plus ou moins longue et garnie de fleurs, variant chez les espèces d’une fleur unique à 25-30 et quelquefois davantage, sortant presque toujours d’une sorte de fourreau nommé spathe.
Les fleurs, grandes ou très grandes, brièvement pédicellées, d’un coloris des plus riches, présentent des divisions amplement développées, du centre desquelles se détache un labelle énorme, en forme d’entonnoir plus ou moins évasé et paré de couleurs presque toujours différentes de celles des autres pièces du périgone.
Les sépales sont libres, presque égaux, étalés ou rarement connivents.
Les pétales sont presque toujours plus larges que les sépales.
Le labelle est libre, dressé, à lobes latéraux larges et généralement enroulés pour former un tube dans lequel se trouve enfermée la colonne ; lobe médian étalé, polymorphe.
La colonne est assez allongée, demi-cylindrique, dépourvue d’ailes et souvent incurvée
Les pollinies sont au nombre de 8, disposées en deux rangés de quatre. Les pollinies inférieures sont ascendantes, les supérieures descendantes.

Distribution géographique : on connaît 50 d’espèces de ce genre, localisées au Mexique, au Brésil, au Pérou et dans l’ouest de l’Inde.

undefined
Distribution du Laelia anceps

Culture : on leur allouera les mêmes soins qu’aux Cattleya exigeant une similitude d’humidité, d’aération, d’ombre ou de lumière. En dehors des périodes de croissance active et de floraison, il est prudent de laisser les racines sécher entre deux arrosages.


undefined Culture du Laelia anceps


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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 17:34
GRAMMATOPHYLLUM Blume

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Cymbidieae
Sous-tribu des Cymbidiinae

Étymologie : le nom Grammatophyllym dérive du grec gramma qui signifie lettre et phyllon qui signifie feuille. Le nom est en relation avec le caractère sombre des macules comparées à des lettres alphabétiques que l’on trouve sur les sépales et les pétales de l’espèce qui caractérise le genre (Grammatophyllum speciosum).

Historique : le genre a été décrit par le botaniste hollandais C.L. Blume en 1825 dans son ouvrage Bijdragen tot de Flora van Nederlandche Indie

Espèce type : Grammatophyllym speciosum Blume

Grammatophyllym speciosum

Caractéristiques : les Grammatophyllym sont des plantes épiphytes de l’Asie et de l’Afrique équatoriales et des grandes îles de ces deux continents. Ils forment des tiges, souvent gigantesques, renflées en pseudobulbes et garnies de feuilles distiques, longues linéaires ou loriformes.
Les inflorescences en grappes sont insérées directement sur le rhizome à la base des tiges.
Les fleurs sont grandes et très belles, à divisions étalées, presque égales entre elles.
Le labelle est très petit en forme de capuchon et trilobé, il est soudé en partie avec le gynostème.
Les sépales sont presque égaux.
Les pétales sont semblables aux pétales. Le labelle est attaché au-dessus de la base de la colonne.
La colonne est courte, semi-cylindrique sans ailes ni pied.
Le clinandre est oblique.
L’anthère est large, convexe, binoculaire.
Les deux pollinies sont presque globuleuses, fendues attachées aux cornes du rétinacle en forme de lune ou de fer à cheval.

Distribution géographique : on connaît 12 espèces de Grammatophyllym localisées dans le sud-ouest de l’Asie, en Indonésie, en Nouvelle-Guinée et aux Philippines.



Culture : les Grammatophyllym sont des orchidées qui exigent une saison de repos bien accusé pour rester vigoureuses et former chaque année de nouvelles pousses capables de fleurir. Il faut donc arroser copieusement pendant la croissance des nouveaux pseudobulbes.
Les Grammatophyllym ont besoin d’une bonne luminosité et une forte aération.
La température hivernale ne peut être inférieure à 15°C.




Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 17:14
GONGORA Ruiz & Pavon

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Gongoreae
Sous-tribu des Stanhopeinae

Étymologie : nom donné en l’honneur de Don Antonio Caballero y Gongora Vice-roi de la Nouvelle Grenade.

Historique : le genre Gongora a été décrit par H.Ruiz et J. Pavon en 1794 dans le Prodromus Florae Peruvianae et Chilensis.

Espèce type : Gongora quinquenervis Ruiz & Pavon

Gongora galeata

Caractéristiques : les Gongora sont des plantes épiphytes américaines, voisines des Coryanthes, à pseudobulbes ovoïdes, cannelés, terminés par des feuilles un peu coriaces, nervées et plissées, donnant naissance à de longs racèmes radicaux retombants.
Le plus spectaculaire est incontestablement la structure des fleurs.
Les sépales latéraux réfléchis sur eux-mêmes enserrent l’ovaire. Le sépale dorsal est plus petit, il engaine l’ovaire et se trouve projeté en avant.
Les deux pétales latéraux sont atrophiés, ils sont très petits et réduits le plus souvent en une simple lanière.
Le labelle est la pièce florale la plus complexe et la plus remarquable, il est soudé au gynostème et se compose de deux parties : l’hypochile et l’épichile. Le labelle est toujours volumineux et affecte des formes si variées qu’il n’est guère possible d’en donner la description ; il est toujours terminé par deux ou trois appendices ou cirres qui lui donnent l’aspect d’une griffe.
La cavité stigmatique est située juste derrière les pollinies, elle est extrêmement petite et il n’est guère facile d’y glisser une pollinie. Les fleurs ont de plus un parfum subtil.

Distribution géographique : 25 espèces sont connues et localisées en Amérique tropicale : au Brésil, au Mexique, au Pérou.


Distribution des Gongora galeata

Culture : originaires des contrées tropicales, les Gongora sont des espèces qui aiment la chaleur, mais elles s’accommodent fort bien de températures moyennes (20°C le jour et 15°C la nuit). En hiver la température ne peut être inférieure à 15°C.
Les Gongora aiment la lumière claire, mais pas le plein soleil qui pourrait brûler les feuilles.
Comme pour la plupart des orchidées, la couleur des feuilles est un bon indicateur de la qualité de l’éclairage : une coloration vert clair correspond à un éclairage correct, un vert plus foncé indique un éclairage insuffisant, une couleur jaune-vert est due à une forte lumière.
Les pseudobulbes arrivent à maturité vers la mi-juin et les plantes ont alors besoin d’un peu plus de lumière. Les Gongora ont besoin d’humidité. Un apport d’engrais équilibré tous les 15 jours est nécessaire. Les jeunes hampes florales et les jeunes pousses sont très sensibles à tout excès d’eau.

Culture des Gongora galeata


Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 13:25
EPIDENDRUM L.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Epidendreae
Sous- tribu des Laeliinae

Étymologie : nom formé des deux mots grecs epi qui signifie sur. Et dendron qui signifie arbre, allusion au fait que ces plantes sont épiphytes.

Historique : genre décrit par Carl von LINNE en 1737 dans le Species Plantarum.
Le genre comprenait suivant son étymologie, toutes les Orchidées épiphytes, c’est-à-dire la majeure partie des espèces tropicales : le Species Plantarum de 1753 ne décrivait que quatorze espèces d’orchidées.

Espèce type : Epidendrum nocturnum Jacq.


Epidendrum radicans

Caractéristiques : les Epidendrum sont des plantes épiphytes pourvues de pseudobulbes, mais de formes si variées, qu’ils semblent appartenir à des genres différents. Les Epidendrum diffèrent considérablement entre eux par leur aspect, leurs formes florales et surtout par leur coloris.
Les uns ont un port compact et raccourci, avec des bulbes ovoïdes ou pyriformes, plus ou moins gros, terminés par un bouquet de feuilles étroites ; chez d’autres de grandes tiges dressées, cylindriques, fusiformes, garnies du haut en bas de feuilles distiques, leur donnent l’aspect d’un Ansellia ; d’autres enfin ressemblent à des Cattleya, avec deux ou trois feuilles courtes, épaisses et charnues. Les inflorescences terminales en grappes plus ou moins longues sortent d’entre les feuilles. Les pédoncules sont simples ou rameux, presque toujours terminaux.
Les fleurs sont souvent de grandeur moyenne, brièvement pédicellées, elles sont disposées en grappes ou en panicules. Les fleurs sont assez régulières, à sépales étalés et pétales variables ; le labelle seul affecte, chez les diverses espèces, une grande mobilité de forme.
Les sépales sont libres et égaux.
Les pétales sont semblables aux sépales ou parfois plus étroits.
Le labelle à onglet dressé contre la colonne est presque toujours plus ou moins soudé en tube avec elle. Le limbe du labelle est étalé, entier ou trilobé, souvent muni de deux tubercules à la base.
La colonne est sans pied, demi cylindrique ou plus rarement munie de deux ailes ou de deux oreillettes au sommet.
Le clinandre est court, entier ou parfois frangé.
L’anthère est terminale, en forme d’opercule, elle est formée de deux loges partagées chacune en deux logettes contenant quatre pollinies égales, comprimées, disposées en une seule rangée. Les pollinies sont munies d’un appendice visqueux qui les rend adhérentes.

Distribution géographique : ce genre comprend plus de 400 espèces, largement répandues dans toutes les régions tropicales de l’Amérique, du nord de la Caroline au sud de l’Argentine.


Distribution géographique de l'Epidendrum radicans

Culture
: les Epidendrum, comme plantes essentiellement épiphytes, n’exigent qu’un support où leurs racines peuvent se fixer et puiser dans l’air ambiant les substances nécessaires à leur alimentation. Les espèces, qui forment de longues tiges dressées et feuillées, semblent préférer la culture en pots, avec un compost fortement drainé. Tenus presque secs à l’état de repos, on doit, dès leur mise en activité ou pour favoriser la sortie des inflorescences, leur allouer une humidité progressive dans les matériaux de plantation et dans l’air ambiant, marchant de pair avec la température. La température hivernale doit avoisiner les 15°. Lorsque les pseudobulbes sont en formation, il faut apporter un engrais riche en azote. Pour motiver la floraison utilisez un engrais riche en phosphore.


Culture de l'epidendrum radicans
Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 10:34

DENDROBIUM Sw.

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des dendrobieae
Sous-tribu des dendrobiinae

Étymologie : le nom Dendrobium est formé des deux mots grecs dendros et bios, qui signifient respectivement arbre et vie, en allusion aux espèces de ce genre qui sont épiphytes, c’est-à-dire qui vivent sur d’autres plantes et spécialement sur les arbres. Il a exactement le même sens que Epidendrum.

Historique : le genre Dendrobium a été décrit par le botaniste suédois Olof SWARTZ en 1799, dans les Mémoires de l’Académie des Sciences de Stockholm : Nova Acta Regiae Societatis Scientiarum Upsaliensi (p 82).

Espèce type : Dendrobium monoliforme (L.) Sw.

Dendrobium monoliforme

Caractéristiques : le genre Dendrobium est un vaste groupe d’orchidées épiphytes. Les Dendrobium ont des aspects variés, munis de tiges bulbeuses ou pseudo-bulbeuses, les Dendrobium donnent des fleurs que l’on peut classer au rang des plus belles, tant à cause de leur variété et de l’éclat du coloris, que par leur forme et leur abondance.
Les fleurs sont tantôt solitaires ou géminées, tantôt en grappes d’autant plus longues et fournies que les fleurs en sont moins grandes.
Les divisions du périanthe affectent à peu près la même forme et la même grandeur, cependant le sépale supérieur est presque toujours plus étroit que les autres pièces, et le labelle entier, plus ou moins trilobé se montre sous la forme d’un cornet plus ou moins enroulé et dilaté.
Les sépales sont dressés ou étalés, le sépale postérieur est libre. Les sépales latéraux sont soudés avec le pied de la colonne et forment un menton plus ou moins proéminent.
Les pétales ont la même forme que le sépale postérieur.
La colonne semi-cylindrique est prolongée en pied à la base.
L’anthère est biloculaire, elle contient quatre pollinies cireuses, ovoïdes ou oblongues, comprimées latéralement, libres et inappendiculées.

Distribution géographique : le genre Dendrobium comprend plus de 900 espèces, qui croissent principalement dans le sud-est de l’Asie, la Malaisie, l’Australie, le Japon, les Philippines, la Nouvelle Guinée, l’Australie, la nouvelle Zéelande et toutes les petites îles occidentales du Pacifique.


Culture : il est vraiment étonnant, pour l’horticulteur, que dans une famille si nombreuse et dont les sujets sont disséminés sur une aire aussi vaste, embrassant presque le quart du globe terrestre, il s’en trouve si peu de tempéraments différents. Si l’on tient compte du repos bien accusé qu’exigent les espèces à feuillage caduc, repos qui ne peut s’obtenir que par la sécheresse de l’air et des matériaux de plantation, concordant avec un abaissement de température, tous, au moment de la végétation, exigent à si peu de chose près une chaleur et une humidité si identiques, qu’ils peuvent être soumis aux mêmes soins.
Les Dendrobium sont essentiellement épiphytes, la culture en paniers ou pots suspendus est la seule conforme à leur manière de vivre.
À bien peu d’exceptions, ce sont des plantes robustes qui forment chaque année de nombreuses tiges et prennent en peu de temps d’énormes proportions ; on serait forcé de les rempoter trop souvent. Les rempotages ne doivent se pratiquer qu’au moment de la reprise de la végétation, indiquée par la sortie des spongioles aux bouts des racines. Le compost sera formé principalement d’écorces de pin, pour former un ensemble très aéré et peu compact.
Pendant la végétation qui commence dès le mois de mars pour plusieurs et en avril pour tous les autres, il leur faut presque autant de chaleur et de moiteur atmosphérique qu’aux Aerides.
Les Dendrobium sont de gros consommateurs d’engrais, ils seront fertilisés tous les quinze jours pendant la période de croissance..
Quand arrive septembre, on remarque chez les espèces à feuilles caduques, une altération dans le feuillage qui en annonce la chute : à ceux-ci, on commence à réduire les arrosages et à les soumettre à un régime d’aération nécessaire pour achever la maturité des nouvelles pousses et les disposer à fleurir.
En décembre, on verra sortir des articulations des tiges nouvellement dépouillées et même chez quelques espèces, encore garnies de leurs feuilles, de petites tumeurs qui sont les rudiments des boutons à fleurs, dont le développement se poursuivra rapidement, malgré le peu de chaleur et d’humidité du local.
Les espèces à feuillage persistant fleurissent au printemps et ne forment leurs boutons qu’en se mettant en végétation. Pendant le repos, elles exigent un peu moins de sécheresse que les précédentes. Mais pendant la floraison, on devra également les soustraire à la forte chaleur du jour et aux condensations de la nuit, nous ne dirons pas pour la faire durer longtemps, car généralement elles n’ont que des fleurs éphémères, mais du moins pour en prolonger de quelques jours la fraîcheur.
À l’automne, une aération convenable leur est également indispensable pour achever la maturité des bulbes.
On divise généralement les Dendrobium en 6 groupes horticoles.
1- Les Dendrobium à feuilles caduques comme le Dendrobium nobile aiment une température chaude en été, froide en hiver. Les arrosages sont diminués pendant le repos hivernal.
2- Les Dendrobium à feuilles caduques ou coriaces et persistantes, comme le Dendrobium superbum, aiment une température chaude toute l’année. Les arrosages sont diminués pendant le repos hivernal.
3- Les Dendrobium à feuilles persistantes, comme le Dendrobium densiflorum, température chaude en été, froide en hiver. Les arrosages sont diminués en hiver, mais il n’y a pas de repos végétatif.
4- Les Dendrobium à feuilles persistantes, comme le Dendrobium bellatulum, apprécient une courte suspension des arrosages au début de l’automne ainsi qu’une température fraîche toute l’année.
5- Les Dendrobium à feuilles persistantes, comme le Dendrobium antilope et de nombreux hybrides, ne connaissent pas de période de repos et apprécient une température tempérée toute l’année.
6- Les Dendrobium à feuilles persistantes, comme le Dendrobium phalaenopsis, aiment une restriction d’arrosage en 2 temps ainsi qu’une température chaude toute l’année.

 

Par Viviane - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /Déc /2007 10:18
Cypripedium

Sous-famille des Epidendroideae
Tribu des Cymbidieae
Sous-tribu des Cymbidiinae

Étymologie : nom dérivé des deux mots grecs Cypros, Cypris est un des noms de la déesse Vénus, et pedilon, signifiant pantoufle, allusion à forme particulière du labelle. Les Cypripedium sont toujours appelés familièrement « Sabot de Vénus ».

Historique : genre décrit par le grand botaniste suédois Carl von LINNÉ en 1737.

Espèce type : Cypripedium calceolus L.
Cypripedium calceolus 'yellow'

Caractéristiques : les Cypripedium sont des orchidées terrestres, dépourvues de pseudobulbes. Les Cypripedium ont un rhizome charnu, émettant des racines fibreuses et souvent velues. Les tiges sont implantées sur le rhizome, elles sont plus ou moins acaules. Les feuilles sont engainantes, en leur centre part un scape, tantôt aphylle, tantôt garni de feuilles, terminé par une ou plusieurs fleurs, grandes ou au-dessus de la moyenne. Ces fleurs sont remarquables par leur structure singulière et par leur labelle en forme de sabot, suspendu au bas de la fleur.
Les sépales sont étalés, le sépale supérieur est libre, les sépales latéraux sont le plus souvent soudés entre eux jusqu’au sommet, pour n’en former qu’un seul placé sous le labelle.
Les pétales sont étalés et libres, ils sont souvent plus étroits que les sépales.
Le labelle est sessile, grand, dilaté en une poche volumineuse ayant la forme d’un sabot.
La colonne est courte et arrondie.
Les deux anthères sont fertiles, latérales, souvent sessiles, presque globuleuses, à deux loges parallèles. La troisième anthère est stérile et transformée en un grand staminode, placé en oblique au sommet de la colonne.
Le pollen est granuleux. Le stigmate est placé en avant du staminode, son contour est arrondi, trilobé, glabre ou velu. L’ovaire contient une seule loge à placentation pariétale.
La capsule a une loge, elle est allongée ou oblongue.



Distribution géographique : 45 espèces habitent toutes les régions tempérées et boréales de l’Asie orientale, de l’Europe, de l’Amérique ainsi qu’au Japon.
Culture : les Cypripedium sont des plantes protégées et en voie de disparition.

 




Par Viviane Starck - Publié dans : Orchidées - Communauté : Orchidées
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